LA CÉRÉMONIE

Épisode 6.

Je terminais le dernier article en mentionnant le «petit intrus» de Laurence Hélie. Les observateurs auront remarqué que Laurence, au moment de la production, était enceinte de sa petite fille! Elle nous faisait remarquer qu’elle devait jouer la guitare différemment du fait de son ventre habitée. Aujourd’hui hôte du studio, Laurence accueille la flamboyante Elisapie Isaac. Mais avant de débuter le tournage de l’émission, Florent tenait à inviter sur le plateau une personne au talent particulier: un ami Mi’kmaq outillé pour tenir une cérémonie de purification du studio mais aussi de chaque individu présent.

Pour le respect de ce rituel spirituel, je n’ai prise aucune photo. Cependant, il me fera plaisir de vous présenter l’homme plus bas en compagnie de Florent et de Réginald. 

Il s’agissait précisément de la purification par la fumée de sauge. Celle-ci consiste en gros à allumer un bâton de sauge à brûler, que l’on pose lorsque nécessaire dans une coquille d’ormeau, et à réciter une prière toute en agitant le bâton en fumée vers une pièce, un objet ou un endroit que l’on désire purifier. Mais cette cérémonie doit au mieux être rendue par une personne habituée et compétente. 

La purification est un élément important des traditions autochtones en Amérique du Nord. Chez les Innus, l’une des techniques les plus répandues est la tente à sudation, se déroulant dans un abri construit en branchages semblable à un sauna dans lequel on roule des pierres chauffées dans un feu de bois. Il s’agit d’un rituel très exigent physiquement et psychologiquement. On y passe habituellement près de deux heures, dans la noirceur et une chaleur extrême. 

Il existe aussi chez les Innus le rituel de la tente tremblante, consistant à une tente cylindrique où un chaman convoque ses assistants spirituels. La réussite de ce rituel est caractérisé par des cris d’animaux et le tremblement de la tente. 

 

À gauche, la structure d’une tente à sudation et à droite, celle d’une tente tremblante.

Il existe une multitude de rituels de purification. Celles-ci avaient cependant le même rôle: se départir de ses impuretés ou de ses démons, pour se retrouver seulement qu’avec l’individu propre. C’était une façon de se libérer et de s’exprimer. Et ça, c’est un besoin qui n’est pas unique qu’aux autochtones. Un parallèle intéressant peut être appliqué avec le rôle de la musique. Elle sert à extérioriser des pensées. Elle sert à forger une identité qui peut largement dépasser l’individu et caractériser la culture d’un peuple.

Finalement, elle peut servir à guérir. Mais ce sera pour un prochain article de blog!

La petite fille de Laurence a maintenant 17 mois et adore la musique! Vous pouvez suivre les aventures de sa douce maman sur Facebook!

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